Différence entre pauvreté et précarité



A ne pas confondre : pauvreté et précarité.


A nos yeux d’occidentaux, il n’y a pas beaucoup de différences entre ces deux termes. Hors, la précarité n’est pas la pauvreté. Les conditions sont proches et souvent liées mais ne sont pas identiques.


La pauvreté est un état objectif qui se mesure par les besoins nécessaires et élémentaires, insatisfaits. C’est aussi la défaite face aux difficultés, le risque de sombrer, l’incapacité à se relever.


La précarité est l’état le plus fréquent pour des groupes sociaux, avant l’apparition de la sécurité ou en son absence. Ce sont des efforts constamment renouvelés pour maitriser un environnement défavorable. La précarité demande donc sans arrêt une adaptation au milieu naturel. C’est l’utilisation maximum et avec des techniques de base, des maigres ressources et, en particulier, des ressources alimentaires.


C’est surtout l’absence de droit à l’erreur avec un objectif simple mais primordial : la survie.


Dans un monde précaire, la logique de survie est simple : celui qui survit ne s’est pas trompé, celui qui survit longtemps ne s’est jamais trompé !


C’est pour cette raison que toute initiative parait porteuse de risque mortel. Pour optimiser ses chances de survie, chacun doit imiter celui qui est parvenu à vivre le plus longtemps, son ainé, son père, le « sage ». Au Burkina d’ailleurs le mot Nkiema signifie à la fois vieux et sage !


La formule «Tu feras comme ton père » devient alors implicitement la ligne directrice de toute personne vivant dans la précarité. Elle devient une disposition conservatoire qui tend à garantir la survie en revendiquant le maintien des procédures qui ont fait leurs preuves et non pas, comme nous autres, les blancs, avons tendance à le voir, la naïve reconduction des habitudes et des croyances d’un peuple sous développé !!!


Le poids des traditions n’est en fait qu’un système étroitement lié à la survie des individus.


Cette notion comprise et acquise, permet d’éviter bien des incompréhensions et des échecs au sein d’association d’aide au développement comme la notre : addition et non substitution !


Nous suggérons donc .de nouvelles pratiques (technique, économique ou sociale) EN PLUS des pratiques antérieures mais surtout pas en substitution.

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